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Puces et tiques chez le chat et le chien : comment s'en débarrasser en 3 étapes ?

4/09/2026
Puces et tiques chez le chat et le chien : comment s'en débarrasser en 3 étapes ?Puces et tiques chez le chat et le chien : comment s'en débarrasser en 3 étapes ?
95% des puces se cachent dans votre maison. Découvrez comment traiter efficacement puces et tiques chez le chat et le chien

Votre chat se gratte frénétiquement depuis quelques jours, ou votre chien revient de promenade avec un petit intrus accroché derrière l'oreille ? Saviez-vous que 95 % des puces d'un foyer infesté ne se trouvent pas sur l'animal, mais dissimulées dans votre maison sous forme d'œufs, de larves et de cocons ? Contrairement à une idée reçue tenace, même un animal qui sort peu n'est pas à l'abri : les puces voyagent sur vos chaussures, et les tiques sévissent dans les parcs, les jardins et les forêts ardennaises autour de Philippeville. Au Cabinet vétérinaire Charline Draux, nous accompagnons chaque jour des propriétaires confrontés à ces parasites, en les guidant vers des solutions adaptées à leur animal et à leur mode de vie. Voici un tutoriel en trois étapes pour identifier, traiter et prévenir efficacement les infestations de puces et de tiques chez le chat et le chien.

Ce qu'il faut retenir

  • Une seule piqûre de puce suffit à déclencher une crise de DAPP chez un animal sensibilisé ; les lésions se concentrent sur le bas du dos et la base de la queue chez le chien, sur la face et le dos chez le chat.
  • La perméthrine, présente dans de nombreux antiparasitaires canins, est mortelle pour le chat — y compris par simple contact indirect avec un chien fraîchement traité (séparer les animaux pendant plusieurs heures après application).
  • Traiter uniquement l'animal est insuffisant : 95 % des puces se trouvent dans l'habitat sous forme d'œufs, larves et cocons, et les cocons résistent aux insecticides pendant plus d'un an. Le traitement du foyer (aspirateur quotidien + spray IGR + lavage à 60 °C) doit être maintenu au minimum six mois.
  • Un vaccin contre la piroplasmose existe pour le chien (Pirodog©, efficacité d'environ 80 %), indiqué dès 5-6 mois pour les chiens exposés en zones boisées, mais il ne remplace pas le traitement antiparasitaire anti-tiques.

1 - Détecter la présence de puces et de tiques sur votre animal

Avant de choisir un traitement contre les puces et les tiques chez le chat ou le chien, encore faut-il confirmer leur présence. Les parasites sont souvent discrets, surtout au début d'une infestation. Quelques gestes simples, que votre vétérinaire peut vous montrer lors d'une consultation de routine, permettent pourtant de les repérer rapidement.

La méthode du peigne sur fond blanc pour repérer les puces

Installez votre animal sur une surface blanche — une serviette propre ou une alaise convient parfaitement. Peignez ensuite son pelage à rebrousse-poil avec un peigne fin. Si de petits points noirs d'environ un millimètre tombent sur la surface, vous êtes probablement face à des excréments de puces. Pour en avoir le cœur net, écrasez-les légèrement : une tache rouge apparaît, car ces déjections sont gorgées de sang digéré.

Un autre indice mérite votre attention. Si vous observez de petits segments blancs ressemblant à des grains de riz autour de l'anus de votre compagnon, il s'agit de proglottis du ténia Dipylidium caninum, un ver transmis par l'ingestion accidentelle d'une puce lors du toilettage. Ce signe confirme une infestation active et implique un double traitement : antiparasitaire externe contre les puces et vermifuge contre les vers.

Les zones à risque pour les tiques après chaque sortie

Les tiques se fixent dans des zones chaudes et discrètes du corps de votre animal. Après chaque promenade en forêt, dans les herbes hautes ou simplement au parc, inspectez systématiquement les endroits suivants :

  • La tête et le cou
  • Les aisselles et l'aine
  • Le pourtour des yeux
  • Les espaces entre les doigts

Les zones rurales du bocage namurien et les forêts ardennaises autour de Philippeville constituent un environnement particulièrement favorable à l'espèce Ixodes ricinus, la tique la plus répandue en Belgique. Chaque heure compte : la transmission de la piroplasmose débute entre 24 et 36 heures après l'attachement de la tique, tandis que celle de la maladie de Lyme peut survenir dès 16 à 48 heures. Retirer rapidement le parasite réduit considérablement le risque.

Les maladies transmises par les puces et tiques : comprendre l'urgence d'agir

La piroplasmose, causée par un protozoaire du genre Babesia et transmise par la tique Dermacentor reticulatus, peut tuer un chien en trois jours sans prise en charge. Le parasite pénètre dans les globules rouges, les fait éclater et peut provoquer une insuffisance rénale irréversible. Surveillez les signes suivants : fièvre, abattement marqué, urines brun-rouge. Lorsque le diagnostic est confirmé, le vétérinaire administre des injections d'un produit anti-Babesia ; en cas d'anémie sévère liée à la destruction massive des globules rouges, une transfusion sanguine peut s'avérer nécessaire en complément. Le pronostic est bon si la prise en charge est initiée rapidement. Il est important de savoir qu'un chien ayant contracté la piroplasmose n'est pas immunisé : il peut se réinfecter, et une rechute peut être tout aussi grave que le premier épisode. Les traitements antiparasitaires préventifs ne doivent donc jamais être interrompus après un épisode de maladie, même en période de convalescence.

La maladie de Lyme, transmise par Ixodes ricinus — dont 14 % des spécimens belges sont porteurs de la bactérie Borrelia burgdorferi — est particulièrement insidieuse. Son incubation silencieuse dure de deux à cinq mois, rendant le diagnostic difficile. Les symptômes apparaissent tardivement : boiterie intermittente, fièvre, perte d'appétit. La province de Namur n'est pas épargnée. À noter : le chat peut être piqué par des tiques porteuses de Borrelia burgdorferi et développer des anticorps sans présenter aucun symptôme clinique de la maladie de Lyme. Le chat ne constitue donc pas un indicateur fiable du risque dans un foyer exposé — ne concluez jamais à l'absence de danger parce que votre chat semble bien portant.

Côté puces, la DAPP (Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces) est la première cause de démangeaisons chez le chien et le chat, touchant en priorité les animaux d'un an et plus. Une seule piqûre suffit à déclencher une crise chez un animal sensibilisé, provoquant prurit intense, croûtes, perte de poils et infections secondaires. Chez le chien, les lésions se concentrent dans le « triangle dorso-lombaire » : bas du dos, base de la queue, ventre et face interne des cuisses. Chez le chat, elles affectent plutôt la face, le bas du dos et la queue, et peuvent prendre des formes cliniques spécifiques comme le complexe granulome éosinophilique ou la dermatite miliaire. Connaître la localisation précise de ces lésions constitue une aide précieuse pour le diagnostic précoce. Des surinfections bactériennes ou à levures sont fréquentes et nécessitent un traitement complémentaire. Sans oublier que le ténia Dipylidium caninum, transmis par les puces, est contagieux à l'enfant : la lutte antiparasitaire est donc aussi une question de santé publique.

Exemple concret — Arnaud Lefèvre, propriétaire d'un épagneul breton de trois ans vivant à Florennes, a consulté notre cabinet après avoir remarqué que son chien se mordillait frénétiquement la base de la queue depuis une semaine. À l'examen, des lésions croûteuses typiques du triangle dorso-lombaire ont été identifiées : il s'agissait d'une DAPP. Le test du peigne a confirmé la présence de déjections de puces. Un traitement antiparasitaire externe a été mis en place immédiatement, combiné à un traitement anti-inflammatoire pour soulager le prurit et à un antibiotique local pour la surinfection déjà installée. Parallèlement, Arnaud a traité l'ensemble de son habitation avec un fogger IGR et a lavé tous les textiles à 60 °C. En trois semaines, les lésions avaient nettement régressé.

2 - Traiter l'animal ET le foyer : le bon traitement antiparasitaire selon l'espèce

Choisir le bon produit pour votre chat ou votre chien

Le choix du traitement contre les puces et les tiques dépend de l'espèce, du poids, de l'âge et du mode de vie de votre animal. Les pipettes spot-on (généralement utilisables à partir de 8 semaines d'âge selon le fabricant) s'appliquent directement sur la peau — entre les omoplates chez le chien, à la base du cou chez le chat — et offrent une protection de quatre à huit semaines. Attention : ne baignez pas votre compagnon dans les 48 heures suivant l'application.

Les comprimés oraux agissent en quelques heures et ne sont pas affectés par l'eau, ce qui en fait le choix idéal pour un chien qui nage régulièrement. Leur durée d'action varie d'un à trois mois selon la formulation. Gardez toutefois à l'esprit que les comprimés oraux sont inefficaces contre les moustiques et les phlébotomes (insectes vecteurs de la leishmaniose) : si votre chien voyage en Europe du Sud, le collier Scalibor (protection de 6 mois, chien uniquement) offre une protection complémentaire contre ces insectes. Les colliers antiparasitaires, comme le Seresto, offrent quant à eux une protection continue de six à huit mois, avec un excellent rapport durée/praticité. Pour un chat ayant accès à l'extérieur, choisissez impérativement un modèle équipé d'un système anti-étranglement. Enfin, les sprays sont particulièrement utiles en cas d'infestation déclarée et conviennent aux chatons dès la naissance ainsi qu'aux femelles gestantes.

À noter — L'âge minimal de l'animal conditionne le type de produit utilisable. Les colliers antiparasitaires ne peuvent pas être portés par un chaton avant l'âge de 3 mois ; les pipettes et comprimés sont généralement utilisables à partir de 8 semaines, mais cela varie selon le fabricant. Vérifiez systématiquement ces indications lors de l'achat, et ne jamais utiliser un produit pour adulte sur un chaton ou un chiot en dessous des seuils d'âge et de poids indiqués sur la notice.

Perméthrine : un danger mortel pour le chat

Un avertissement vital s'impose ici : ne jamais appliquer sur un chat un produit formulé pour chien. La perméthrine, présente dans de nombreux antiparasitaires canins, est hautement toxique pour le félin et peut provoquer des convulsions, voire la mort. Le risque s'étend au contact indirect : un chat qui se frotte contre un chien fraîchement traité avec un produit contenant de la perméthrine peut lui aussi présenter des convulsions graves. Si vous possédez un chien et un chat sous le même toit, les deux animaux ne doivent pas être en contact dans les heures suivant l'application du produit canin. En cas de doute sur le produit adapté, consultez votre vétérinaire.

L'étape que l'on oublie trop souvent : traiter le foyer en parallèle

Ne traiter que l'animal sans assainir son environnement, c'est perdre la bataille. Rappelons qu'une femelle puce pond jusqu'à 50 œufs par jour, qui tombent dans les tapis, les coussins et les fentes de parquet. Passez l'aspirateur quotidiennement dans tous les recoins — plinthes, sous les meubles, dessous de lits. Après chaque passage d'aspirateur en période d'infestation, videz et jetez immédiatement le sac ou la cuve dans un sac hermétiquement fermé : sans cette précaution, les larves de puces aspirées peuvent continuer à se développer dans l'aspirateur et recontaminer la maison. Lavez à 60 °C minimum tous les textiles en contact avec l'animal.

Utilisez un spray ou un fogger à base d'IGR (Inhibiteur de Régulation de la Croissance des insectes) dans toutes les pièces, en ciblant les zones de couchage et les tapis. Les IGR n'agissent pas en tuant les puces adultes : leur rôle est d'empêcher les larves de se développer en adultes, interrompant ainsi le cycle de reproduction dans l'habitat. Ils doivent donc être utilisés en complément d'un insecticide ciblant les puces adultes pour une efficacité optimale. Traitez simultanément tous les animaux du foyer, même ceux qui ne présentent aucun signe visible. Et surtout, poursuivez le traitement antiparasitaire au minimum six mois, idéalement un an : les cocons de puces résistent aux insecticides et peuvent survivre plus d'un an dans votre maison.

Conseil — Pour maximiser l'efficacité du traitement de votre maison, procédez dans cet ordre : 1) passez l'aspirateur soigneusement (les vibrations stimulent l'éclosion des cocons dormants) ; 2) jetez immédiatement le contenu de l'aspirateur dans un sac fermé ; 3) appliquez le spray insecticide adulte + IGR sur les sols, tapis, plinthes et zones de couchage ; 4) lavez tous les textiles à 60 °C. Répétez le passage d'aspirateur quotidiennement pendant au moins deux semaines, et renouvelez l'application du spray selon les recommandations du fabricant.

Retirer une tique : le protocole à respecter absolument

Utilisez exclusivement un crochet tire-tique, disponible en pharmacie ou au cabinet vétérinaire. N'appliquez jamais d'alcool, d'éther ou d'huile : ces méthodes font régurgiter la tique et augmentent le risque de transmission de maladies. Écartez les poils, glissez le crochet au plus près de la peau, effectuez deux à trois rotations dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sans tirer, puis désinfectez la zone avec un antiseptique comme la Bétadine.

Dans les jours qui suivent, surveillez attentivement votre animal. Urines foncées, fièvre, abattement ou boiterie doivent vous amener à consulter en urgence.

3 - Prévenir les puces et tiques toute l'année : la clé pour éviter les récidives

Pourquoi ne jamais interrompre la prévention, même en hiver

Beaucoup de propriétaires cessent le traitement antiparasitaire en hiver. C'est une erreur. Les logements chauffés offrent aux puces des conditions idéales de développement en toutes saisons. Quant aux tiques, actives principalement de mars à octobre, elles sont observées quasi toute l'année en raison du réchauffement climatique et des hivers plus doux en Belgique.

Respectez le rythme de renouvellement propre à chaque forme de traitement : tous les mois pour les pipettes et certains comprimés, tous les trois mois pour les comprimés longue durée, tous les six à huit mois pour les colliers. Pensez également à la protection combinée : un antiparasitaire externe contre les puces et les tiques ne remplace pas un vermifuge interne, d'autant que les deux types de parasites sont étroitement liés via le cycle du Dipylidium.

Le vaccin contre la piroplasmose : une protection complémentaire pour les chiens exposés

Pour les chiens fréquemment exposés aux tiques — promenades régulières en zones boisées, randonnées en Ardenne ou voyages dans des pays voisins à forte prévalence comme la France ou l'Allemagne — un vaccin contre la piroplasmose existe : le Pirodog©, indiqué dès l'âge de 5 à 6 mois. Son efficacité est d'environ 80 % (plusieurs espèces de Babesia existent, et le vaccin ne les couvre pas toutes). Le protocole comprend deux injections espacées de 3 à 4 semaines, suivies de rappels tous les 6 à 12 mois. L'immunité débute trois semaines après la primo-vaccination. Ce vaccin ne constitue en aucun cas un substitut au traitement antiparasitaire anti-tiques : il s'agit d'une couche de protection supplémentaire. Il est contre-indiqué chez un chien déjà infecté. N'hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire pour confirmer la disponibilité du produit et évaluer si votre compagnon est un bon candidat.

Les animaux d'intérieur ne sont pas épargnés

N'oubliez pas les animaux d'intérieur. Un chat qui ne sort jamais peut être infesté par des puces ramenées sur vos chaussures ou par un autre animal en visite. De même, ne négligez pas la protection antiparasitaire de votre chat sous prétexte qu'il ne manifeste aucun signe : comme évoqué plus haut, un chat piqué par une tique porteuse de la borréliose peut rester totalement asymptomatique tout en étant exposé au même environnement parasitaire que le reste du foyer. Profitez de la consultation annuelle de vaccination pour faire le point avec votre vétérinaire sur le protocole antiparasitaire le mieux adapté à l'espèce, à l'âge, au poids et au niveau d'exposition de votre compagnon, notamment si vous vivez en région namuroise.

Conseil — Tenez un petit carnet ou utilisez un rappel sur votre téléphone pour noter les dates d'application de chaque traitement antiparasitaire. Ce réflexe simple vous évitera les oublis, en particulier pour les pipettes mensuelles dont le renouvellement régulier est indispensable. Lors de votre prochaine visite au cabinet, n'hésitez pas à apporter ces notes : elles nous aideront à ajuster le protocole de prévention en fonction du mode de vie réel de votre compagnon.

En cas de doute sur le choix du traitement contre les puces et les tiques chez votre chat ou votre chien, ou face à une infestation persistante, n'attendez pas. Le Cabinet vétérinaire Charline Draux, à Philippeville, vous accueille pour un conseil personnalisé et un protocole antiparasitaire adapté. Grâce à une approche alliant écoute, expertise médicale et accompagnement bienveillant, notre cabinet est un partenaire de confiance pour préserver durablement la santé de vos compagnons à quatre pattes, à chaque étape de leur vie.