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Parasites externes et internes chez le chat et le chien : le top 8 à identifier absolument

01/09/2026
Parasites externes et internes chez le chat et le chien : le top 8 à identifier absolument
Reconnaissez les 8 parasites du chat et du chien : risques croisés en foyer mixte, signes d'alerte et quand consulter

Ascaris, giardia, acariens de la gale… De nombreux parasites externes et internes du chat et du chien sont microscopiques ou restent longtemps silencieux, si bien que beaucoup de propriétaires ne consultent qu'au stade des complications. En Belgique, ces parasites sont présents toute l'année, leur nature variant selon les saisons, les zones géographiques — notamment de part et d'autre du sillon Sambre-et-Meuse — et le mode de vie de l'animal. Dans un foyer où chat et chien cohabitent, un seul animal infesté suffit à contaminer l'autre, et parfois les humains du foyer, en particulier les enfants et les personnes immunodéprimées. Au cabinet vétérinaire Charline Draux, à Philippeville, l'identification précoce des parasites fait partie intégrante du suivi de santé proposé à chaque animal. Voici le tour complet des 8 parasites à connaître pour protéger efficacement vos compagnons.

Ce qu'il faut retenir

  • 95 % des puces (œufs, larves, nymphes) se trouvent dans l'environnement et non sur l'animal : traiter le logement est indispensable pour éviter toute réinfestation.
  • Echinococcus multilocularis, totalement asymptomatique chez le chien et le chat, provoque chez l'homme une échinococcose alvéolaire dont le taux de létalité atteint 90 % sans traitement — seul un test PCR sur les selles permet de l'identifier de façon certaine.
  • L'ESCCAP recommande 4 vermifugations par an pour un animal adulte standard, et une vermifugation mensuelle pour les chiens chasseurs ou vivant au sud du sillon Sambre-et-Meuse.
  • La coproscopie doit être réalisée sur 3 jours différents (la sensibilité d'un seul examen n'atteint qu'environ 30 %), chaque échantillon étant conservé séparément dans un contenant hermétique et apporté au cabinet dans les 24 heures suivant le prélèvement.

Top 4 des parasites externes : ce que vous pouvez observer sur votre animal

1 – Les puces : le parasite externe présent 12 mois sur 12 chez le chat comme chez le chien

La puce du chat, Ctenocephalides felis, parasite aussi bien les chiens que les chats et reste active toute l'année grâce au chauffage de nos intérieurs. Elle peut piquer jusqu'à dix fois par jour et absorber du sang jusqu'à quinze fois son propre poids. Vous remarquerez peut-être des grattages intenses, des rougeurs ou de petits dépôts noirs semblables à du poivre sur le pelage de votre animal : ce sont les déjections de puces.

Chez certains animaux, la salive de puce déclenche une dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP), l'une des dermatoses les plus fréquemment diagnostiquées lors d'une consultation vétérinaire de routine chez le chien et le chat. Une seule piqûre suffit à déclencher une réaction allergique chez un animal sensibilisé, ce qui signifie qu'un animal atteint de DAPP peut présenter des lésions cutanées sévères — rougeurs, perte de poils, croûtes — sans qu'une infestation massive de puces soit visible sur son pelage au moment de la consultation. Les jeunes animaux massivement infestés peuvent développer une anémie. La puce est également vecteur du ténia Dipylidium caninum : un chat ou un chien qui ingère une puce parasitée pendant sa toilette contracte ce ver intestinal.

Un point essentiel est souvent méconnu : 95 % des puces — œufs, larves et nymphes — se trouvent dans l'environnement (literie, moquettes, canapés), et non sur l'animal. Traiter votre compagnon sans traiter le logement conduit inévitablement à une réinfestation rapide.

2 – Les tiques : Ixodes ricinus, vecteur de la maladie de Lyme en Belgique

En Belgique, la tique dominante est Ixodes ricinus. On la rencontre dans les bois, les zones humides et les hautes herbes. Environ 10 % de ces tiques sont porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme, selon l'étude Kesteman citée par Bruxelles Environnement. La transmission de cette bactérie ne survient que si la tique reste fixée au moins 48 heures sur la peau. Mais Ixodes ricinus ne transmet pas uniquement la borréliose : elle est également vectrice de la piroplasmose (Babesia) et de l'ehrlichiose (Ehrlichia). Ces deux maladies, classiquement associées aux pays méditerranéens, commencent à être observées en Belgique et justifient une vigilance accrue, en particulier pour les chiens voyageurs ou en contact avec des zones humides.

Ce qui rend ce parasite externe particulièrement sournois chez le chien, c'est la longue phase d'incubation de la borréliose : deux à cinq mois peuvent s'écouler sans aucun symptôme visible. Les tiques se fixent de préférence entre les doigts, dans les plis des oreilles, sous les aisselles, au ventre et à la base de la queue. Inspectez systématiquement votre animal après chaque promenade en zone à risque.

Pour retirer une tique, utilisez exclusivement un tire-tique, en effectuant une rotation douce. Ne brûlez jamais la tique et n'appliquez aucun produit : ces méthodes stressent le parasite, qui régurgite alors dans la peau et augmente le risque de transmission.

À noter : en raison de l'émergence de la piroplasmose et de l'ehrlichiose en Belgique, il est désormais recommandé d'utiliser un antiparasitaire externe efficace contre les tiques toute l'année, et pas seulement au printemps et en automne. Si votre chien voyage régulièrement vers des zones méditerranéennes, signalez-le systématiquement à votre vétérinaire afin d'adapter le protocole de prévention.

3 – Les aoûtats : ces petits acariens orange de fin d'été

Les aoûtats (Neotrombicula autumnalis) sont de minuscules acariens orange vif, visibles à l'œil nu, dont seule la larve est parasite. Ils apparaissent principalement entre la fin de l'été et l'automne, dans les pelouses, les champs et les prairies humides. Ils se fixent sur les pattes, le ventre, les oreilles et la face de l'animal.

Les piqûres provoquent des démangeaisons très intenses. Si votre chat ou votre chien se gratte excessivement, des lésions cutanées secondaires peuvent apparaître. Sachez que ces acariens peuvent également piquer l'homme, ce qui alerte parfois les propriétaires avant même de repérer les parasites sur leur animal.

4 – La gale : plusieurs formes de parasites externes à distinguer

La gale des oreilles (Otodectes cynotis) est très fréquente chez le chat, qui en est souvent porteur avec peu de symptômes, mais elle est facilement transmissible au chien du même foyer par contact direct. Elle se manifeste par des secousses de tête répétées, un grattage insistant des oreilles et un dépôt brun-noirâtre dans le conduit auditif. Sans traitement, une surinfection bactérienne peut s'installer. En foyer mixte chat-chien, si l'un des animaux est diagnostiqué positif, le second doit être traité simultanément, même en l'absence de signes cliniques visibles, pour éviter un cycle de recontamination.

La gale sarcoptique (Sarcoptes scabiei), plus sévère chez le chien, provoque un prurit intense, des croûtes et des lésions cutanées importantes. Elle est transmissible à l'homme et justifie une consultation urgente. La démodécie (Demodex canis), en revanche, est spécifique au chien et non contagieuse. Chez le chat, la gale notoédrique (Notoedres cati), équivalent de la gale sarcoptique, est elle aussi transmissible à l'homme.

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5 – Les ascaris : les parasites internes les plus fréquents chez le chiot et le chaton

Deux espèces espèce-spécifiques sont en cause : Toxocara canis chez le chien et Toxocara cati chez le chat, avec une prévalence de 10 à 60 % selon les études coproscopiques pour ce dernier. Il existe toutefois un troisième ascaris à connaître : Toxascaris leonina, commun au chien et au chat, ce qui signifie que sa présence dans un foyer multi-animaux justifie de traiter les deux espèces simultanément en cas de suspicion d'ascaridiose. Les chiots peuvent être contaminés dès la gestation ou par le lait maternel. Les signes évocateurs sont un abdomen ballonné chez le jeune animal et des vers ronds blancs de plusieurs centimètres visibles dans les selles ou les vomissements.

L'ascaris constitue une zoonose prioritaire selon l'ESCCAP. Chez l'enfant, les larves peuvent migrer jusqu'à l'œil — avec un risque de cécité — ou jusqu'au cerveau. Les œufs contaminent 40 à 75 % des espaces verts et aires de jeux, ce qui souligne l'importance d'un ramassage immédiat des selles.

6 – Le ténia : un parasite interne à double risque, lié aux puces et aux rongeurs

Dipylidium caninum, le ténia le plus répandu, est commun au chien et au chat. Il se transmet par ingestion d'une puce infestée pendant la toilette. Les signes caractéristiques sont des « grains de riz » mobiles dans les selles ou autour de l'anus, un « traînement » sur le sol, des diarrhées et une perte de poids. Sans élimination simultanée des puces, la réinfestation est inévitable.

En Belgique du Sud, notamment en Ardennes, un autre ténia mérite une attention particulière : Echinococcus multilocularis. Ce parasite est totalement asymptomatique chez le chien et le chat, mais représente une zoonose gravissime chez l'homme : l'échinococcose alvéolaire atteint un taux de létalité de 90 % sans traitement. Les chiens chasseurs vivant dans ces zones doivent être traités mensuellement au praziquantel, conformément aux recommandations ESCCAP (Guide GL1, 7ᵉ édition, 2025). Il faut également savoir que les œufs d'Echinococcus multilocularis ne sont pas éliminés par un simple lavage des aliments ni par une congélation domestique à -18 °C. Seules la cuisson à 70 °C pendant au moins 5 minutes ou une congélation à -80 °C pendant 48 heures sont réellement efficaces pour neutraliser ces œufs — une donnée capitale pour les personnes consommant des baies ou des champignons sauvages récoltés en zones enzootiques comme les Ardennes.

Conseil : si vous vivez dans les Ardennes ou au sud du sillon Sambre-et-Meuse et que votre chien a accès à l'extérieur, ne vous fiez pas à une coproscopie standard pour écarter la présence d'Echinococcus multilocularis. Les œufs de ce parasite sont morphologiquement identiques à ceux des autres Echinococcus ou des Taenia au microscope : seul un test PCR sur les selles permet une identification spécifique. Parlez-en à votre vétérinaire pour qu'une analyse adaptée soit demandée.

7 – Giardia duodenalis : le protozoaire que les vermifuges classiques ne traitent pas

Giardia duodenalis n'est pas un ver, mais un protozoaire unicellulaire qui colonise l'intestin grêle. Il représente 10 à 20 % des causes de diarrhées chez le chien en Belgique. Les symptômes typiques sont une diarrhée chronique, aqueuse, malodorante, parfois hémorragique et intermittente. La transmission se fait via les parcs, les étangs, les chenils ou simplement le léchage des pattes après une promenade.

Un piège fréquent : les vermifuges classiques du commerce sont inefficaces contre ce protozoaire, ce qui donne une fausse impression de protection. Seul un traitement prescrit par votre vétérinaire — Fenbendazol (type Panacur) ou Métronidazol — est réellement efficace. Les animaux adultes peuvent être porteurs asymptomatiques tout en contaminant leur environnement, ce qui complique la situation dans les foyers multi-animaux. En parallèle du traitement médicamenteux, il est indispensable de laver les coussins et literies à 60 °C, de nettoyer quotidiennement l'environnement et de ramasser immédiatement les selles pendant toute la durée du traitement. Sans cette décontamination rigoureuse, la réinfestation est quasi certaine, même si tous les animaux sont traités simultanément.

Exemple concret : Isabelle Masson, propriétaire d'un Berger Australien de 3 ans et d'un chat Européen de 5 ans vivant à Couvin, s'est présentée au cabinet après trois semaines de diarrhées intermittentes et malodorantes chez son chien. Le test rapide Giardia réalisé en cabinet s'est révélé positif. Le chat, bien qu'asymptomatique, s'est aussi avéré porteur. Un traitement au Fenbendazol a été prescrit pour les deux animaux pendant cinq jours. En parallèle, Isabelle a lavé tous les coussins et paniers à 60 °C, nettoyé les sols quotidiennement à la vapeur, et ramassé les selles à chaque sortie. Deux semaines après la fin du traitement, un contrôle coproscopique a confirmé l'absence de réinfestation. Sans le traitement simultané des deux animaux et la décontamination de l'environnement, le cycle aurait repris.

8 – Parasites internes à surveiller en Belgique du Sud : ankylostomes, Angiostrongylus et Toxoplasma

Les ankylostomes : des vers hématophages à transmission cutanée

Les ankylostomes (Uncinaria stenocephala chez le chien, Ancylostoma tubaeforme chez le chat) sont des parasites hématophages responsables de diarrhées foncées avec sang digéré, d'anémie et parfois de toux lors de la migration larvaire. Difficiles à identifier sans coproscopie, ils passent souvent inaperçus. Les ankylostomes ne se transmettent pas uniquement par ingestion de selles contaminées : leurs larves peuvent également pénétrer directement à travers la peau de l'animal (et de l'homme), notamment après contact avec un sol sableux humide contaminé. Chez l'homme, cette contamination cutanée provoque la larva migrans cutanée, caractérisée par des démangeaisons et des lésions cutanées linéaires serpigineuses.

Angiostrongylus vasorum : le « ver du poumon » confirmé en Belgique du Sud

Angiostrongylus vasorum, le « ver du poumon », est spécifique au chien et sa présence a été confirmée en Belgique du Sud par une étude de l'Université de Liège en 2016. Les signes sont une toux persistante, des difficultés respiratoires et des troubles de la coagulation — écoulements nasaux sanguinolents, ecchymoses spontanées — qui imposent une consultation urgente. L'ESCCAP recommande des contrôles réguliers ou un traitement mensuel dans les zones enzootiques. Pour le diagnostic, la technique de Baermann est la méthode coproscopique spécifique à ce parasite. Contrairement à la flottaison utilisée pour les parasites intestinaux classiques, cette technique concentre les larves d'Angiostrongylus par migration dans l'eau tiède. Elle ne fait pas partie d'une coproscopie standard : il faut donc la demander explicitement à votre vétérinaire en cas de suspicion, en complément éventuel du test Angio Detect™.

Toxoplasma gondii : un risque humain souvent mal compris

Quant à Toxoplasma gondii, le chat est son seul hôte définitif. Le chien ne dissémine pas les ookystes. Le risque concerne surtout les femmes enceintes non immunisées et les personnes immunodéprimées. La principale voie de contamination humaine reste la viande mal cuite, et non le contact direct avec le chat. Un nettoyage quotidien de la litière suffit à supprimer le risque de transmission, puisque les ookystes ne deviennent infectieux qu'après 24 à 48 heures.

Risques croisés en foyer multi-animaux et signaux d'alerte : quand consulter votre vétérinaire

Contaminations croisées et mesures d'hygiène

Dans un foyer où chat et chien cohabitent, certains parasites circulent librement entre les deux espèces : Dipylidium caninum, Giardia, les puces et Toxascaris leonina (un ascaris commun aux deux espèces) ne connaissent pas de frontière d'espèce. En cas d'infestation, tous les animaux du foyer doivent être traités simultanément, même ceux qui ne présentent aucun symptôme, pour rompre le cycle de contamination.

Avec des enfants en bas âge, des précautions d'hygiène s'imposent :

  • Utiliser une litière fermée, inaccessible aux enfants
  • Ramasser immédiatement les selles (les œufs de Toxocara ne deviennent infectieux qu'après plusieurs jours)
  • Se laver systématiquement les mains après tout contact avec les animaux
  • En zone Ardennes, ne pas laisser un chien consommer des rongeurs (risque d'Echinococcus)
  • Éviter de laisser les enfants jouer pieds nus sur des sols sableux humides (risque de larva migrans cutanée liée aux ankylostomes)

Signaux d'alerte : quand consulter sans attendre

Certains signaux doivent vous amener à consulter sans attendre :

  • Abdomen ballonné chez le chiot ou le chaton (ascaris)
  • « Grains de riz » dans les selles (ténia)
  • Diarrhée chronique malodorante (Giardia)
  • Toux persistante avec dyspnée chez le chien (Angiostrongylus)
  • Écoulements nasaux sanguinolents ou ecchymoses spontanées (urgence)
  • Grattages intenses avec croûtes (gale sarcoptique, transmissible à l'homme)

Outils de diagnostic et protocoles de vermifugation

Pour confirmer un diagnostic, votre vétérinaire dispose de plusieurs outils : la coproscopie — idéalement réalisée sur des selles de trois jours différents, car la sensibilité d'un seul examen n'atteint qu'environ 30 % —, les tests rapides Giardia en cabinet, le raclage cutané au microscope pour les parasites externes, la technique de Baermann pour Angiostrongylus vasorum, le test PCR pour Echinococcus multilocularis, ou encore le test Angio Detect™.

À noter : si une coproscopie sur trois jours est demandée, ne stockez pas les trois prélèvements dans un seul contenant en attendant de les apporter ensemble. Une lyse parasitaire rapide peut survenir et fausser les résultats. Chaque échantillon doit être conservé séparément, dans un contenant hermétique, et idéalement apporté au cabinet dans les 24 heures suivant le prélèvement. Votre vétérinaire vous fournira les consignes adaptées.

En matière de vermifugation, l'ESCCAP recommande quatre traitements par an pour un chien ou chat adulte standard, une vermifugation mensuelle pour les chiens chasseurs ou vivant au sud du sillon Sambre-et-Meuse, et un protocole débutant dès deux semaines de vie pour les chiots. La fréquence doit toujours être adaptée au mode de vie de votre animal, en concertation avec votre vétérinaire.

Au cabinet vétérinaire Charline Draux, à Philippeville, chaque animal bénéficie d'un accompagnement personnalisé, du bilan parasitaire aux analyses de laboratoire, en passant par les conseils de prévention adaptés à votre situation. L'écoute, la bienveillance et l'expertise médicale guident chaque consultation. Si vous vivez dans la région de Philippeville et souhaitez faire le point sur la protection antiparasitaire de votre chat ou de votre chien, n'hésitez pas à prendre rendez-vous : un diagnostic précoce reste la meilleure façon de préserver la santé de vos compagnons et celle de votre famille.